Mettre l’humain et l’éthique au centre des actions des secours en temps de pandémie Covid-19

Mettre l’humain au centre des actions de secours doit être la priorité de tout secouriste. Face à des circonstances dramatiques d’urgence, comme depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19 que nous traversons, être secouriste est un vrai engagement civil. Les bénévoles des associations de sécurité civile engagés auprès des SAMU, des pompiers, de l’armée française et du corps médical français sont amenés à analyser des situations d’urgence où l’humain est au centre et à agir en conséquence, rapidement, dans les règles, en ayant une conduite éthique. Ce sont des maillons indispensables de la chaîne de secours qui ont pour mission de prendre en charge des victimes et d’être les yeux et les oreilles des médecins régulateurs.

Apprendre à aborder collectivement l’inconnu

Seule une position éthique permettra de valoriser cette démocratie sanitaire et une reprise du travail de planification qui met au second plan la satisfaction immédiate consumériste et redonne toute sa place à une vision des besoins de santé prenant en compte le moyen et le long terme. Je suis de ceux qui en ont assez d’être dominés par le besoin de performance et de vitesse qui a remplacé les conduites et les attitudes de protection de l’ensemble de la population donc des plus faibles

Ode à nos vieux en temps de Covid-19

La barrière d’âge est peut-être légitime sur le papier des virologues, des épidémiologistes, des décideurs, mais certainement pas pour nous qui sommes seniors, soignants sur le terrain, parents, grands-parents, vivant d’amour, de partages, d’émotions, dans le clair-obscur des personnalités et de l’insondable de chacun… Une personne si âgée qu’elle soit ne peut jamais se réduire à une date de naissance, à la somme de ses handicaps, physiques, psychiques, sociaux, cognitifs : elle est singulière.

Une pandémie qui invite à penser la bioéthique dans le cadre d’une écologie intégrale

Les questions d’écologie conduisent à souligner combien « tout est lié », notamment l’homme et la nature, avec une attention vive portée aux interactions des écosystèmes, de l’environnemental et du social, alors que bien souvent, devant les questions de bioéthique notamment, nos contemporains se focalisent d’abord sur l’individu, ses désirs propres et sa volonté, considérant le corps humain « en pièces détachées », réparables indépendamment les unes des autres. Cet essai invite à repenser les questions de bioéthique dans le cadre plus large d’une écologie dite « intégrale » où tout est lié. La pandémie du Covid-19 nous fait signe en ce sens.

Quatre figures platoniciennes du philosophe en période de Covid-19

Ce qu’en période de Covid-19 chercheurs et médecins portent en eux, ce sont, d’abord et en première urgence, des questions. Le philosophe n’est pas là pour donner des réponses car il n’a aucune connaissance sur le SARS. Il est là pour permettre aux questions de s’exprimer, il les fait sortir, les met au jour. C’est à ce rôle, modeste mais indispensable, que doivent s’attacher les philosophes de l’éthique ou des sciences.

Concevoir la médiation de crise comme une médiation horizontale

Dernièrement, les différents appels à la concertation ou à une démarche plus démocratique semblent exprimer le basculement d’un modèle de communication dont la verticalité montre ses limites et nous enjoignent à repenser les modes de médiation en temps de crise. Une médiation fondée sur l’attention et l’horizontalité pourrait être un nouveau champ d’action.

Participation citoyenne et pandémie : questions de méthode

La pandémie de Covid-19 met en lumière l’intrication des arguments scientifiques, éthiques, politiques et sociaux dans les choix de santé. Ces choix nécessitent d’être pensés au-delà des seuls avis d’experts, au fil de dispositifs permettant la participation des citoyens, appuyés sur des méthodologies solides.

Concertation « avec nous », les vieux

Concertation « avec nous », les vieux Comme le disait si bien Emmanuel Hirsch dans son intervention face à Jean-Jacques Bourdin, le 16 avril 2020, la concertation est une ardente nécessité pour que les « sujets » dont il est question ne deviennent pas les « objets » de décisions les concernant, « pour leur bien », mais sans eux, indépendamment […]

Température corporelle : un laissez-passer comme un autre ?

Il va falloir s’y faire : pour entrer ici ou là, y compris dans certaines administrations publiques, bâtiments très officiels et très solennels de la République française, en 2020, ce ne sont plus la pièce d’identité, la convocation, la carte professionnelle qui feront office de laissez-passer, mais la prise de température corporelle.